Devenir Commissaire-priseur : métier, études, salaire

Féru d’histoire de l’art et de droit, le commissaire-priseur assure la vente aux enchères des biens des particuliers qui souhaitent s’en séparer (commissaire-priseur de ventes volontaires) ou qui sont saisis par la justice (commissaire-priseur judiciaire). C’est un professionnel incontournable du monde de la culture et du patrimoine. Découvrez ce métier parfait pour les amateurs d’art !
On l'appelle aussi
Commissaire-priseur ; Adjudicateur ; Commissaire-priseur judiciaire ; Commissaire-priseur de ventes volontaires ; Commissaire de justice
Quel est le rôle d’un commissaire-priseur ?
L’estimation des objets qui lui sont confiés constitue une grande partie de son travail. Pour cela il peut se faire aider d’experts pour fixer le prix d’un objet, se déplacer dans les musées pour parfaire ses connaissances, etc. Une fois les objets à vendre inventoriés dans un catalogue, il dirige la vente en salle jusqu’au célèbre « Adjugé, vendu ! ».
Pour quels métiers êtes-vous fait ?
Quelles sont les missions principales d’un commissaire-priseur ?
Recevoir un mandat de gestion des affaires de clients.
Négocier le montant d'honoraires.
Vendre des biens aux enchères.
Expertiser des biens.
Établir une attestation d'authenticité, etc.
* Source : « Code ROME K1901– Aide et médiation judiciaire ».
Commissaire-priseur judiciaire ou de ventes volontaires : quelles différences ?
Assermenté et nommé par le garde des Sceaux, le commissaire-priseur judiciaire est chargé des ventes aux enchères publiques après liquidation judiciaire, saisie, succession, etc. D’ici 2026, le métier sera progressivement fondu avec celui d’huissier pour créer le métier unique de commissaire de justice en France.
De son côté, le commissaire-priseur de ventes volontaires effectue des ventes d’objets confiés (volontairement) par des particuliers, des entreprises ou des associations. Il les fait expertiser pour en fixer le prix. Il est généralement spécialisé dans un type d’objets (argenterie, tableau du XIXe, meubles contemporains, street art, etc.) et dispose d'une solide culture et d'un goût prononcé pour le patrimoine.
Quelles études pour devenir commissaire-priseur ?
Avant d’accéder à la formation de commissaire-priseur, vous devez obtenir une licence (bac+3) dans l’un des domaines suivants : histoire de l’art et archéologie, arts appliqués ou arts plastiques, complétée d’une licence de droit (bac+3). Certaines universités proposent d’ailleurs des doubles licences droit-histoire de l’art.
Quel bac pour devenir commissaire-priseur ?
Le bac général est en très grande majorité retenu sur Parcoursup pour mener des études en droit ou en histoire de l’art. Les profils littéraires possédant une solide culture générale sont appréciés. La spécialité HGGSP (Histoire-géographie, géopolitique et sciences politiques) est donc une bonne option, ainsi que SES (Sciences économiques et sociales) et HLP (Humanités, littérature et philosophie). L’enseignement de spécialité Histoire des arts est un atout pour la suite de vos études.
À écouter : Podcast : comment entrer en licence de droit ?
En quoi consiste l’examen d’accès à la formation pro de commissaire-priseur ?
Même si c’est une double licence droit et histoire de l’art qui est attendue à minima pour se présenter, de nombreux candidats à l’examen d’accès à la formation professionnelle de commissaire-priseur sont titulaires d’un diplôme de droit de niveau bac+5 avec de très bonnes connaissances dans le marché de l’art.
Le Conseil des maisons de vente gère les dossiers d'inscription (à envoyer par courrier recommandé avec avis de réception).
L’examen comporte des épreuves écrites (pour l’admissibilité) et d’autres orales (pour l’admission) , portant sur des matières artistiques, juridiques, économiques et comptables ainsi que sur l'anglais et, en option, sur une autre langue vivante étrangère.
À noter : vous ne pouvez vous présenter que trois fois au maximum à cet examen.
Quelle durée de stage pour devenir commissaire-priseur ?
Une fois l’examen d’accès réussi, vous devez effectuer un stage obligatoire rémunéré de deux ans, alternant théorie et pratique, puis passer un certificat de bon accomplissement de stage. Cela vous permet alors d’exercer en tant que commissaire-priseur dans les ventes volontaires.
Vous aurez ainsi deux tests à réussir durant ce stage : un test de connaissances en fin de première année et un examen final au bout de la 2e année de stage. Le Certificat d'aptitude à la profession de commissaire-priseur est délivré si vous réussissez ces épreuves.
Bon à savoir : pour être nommé commissaire-priseur judiciaire, vous devrez passer un examen supplémentaire d’aptitude judiciaire.
Quelles sont les qualités pour devenir commissaire-priseur ?
Le commissaire-priseur est avant tout un expert, avec souvent un domaine de prédilection en histoire de l’art (un siècle en particulier ou une famille d’objets : tableaux, sculptures, bijoux, etc.). Passionné, il passe des heures à découvrir des courants artistiques pour enrichir ses connaissances et estimer au mieux les biens à vendre.
Au-delà de sa culture, le commissaire-priseur mobilise de nombreux soft skills : c’est un excellent orateur qui sait convaincre des propriétaires de lui confier leur vente mais aussi un vendeur hors pair quand il s’agit de mener la vente.
Pour répertorier et réaliser le catalogue des ventes, le commissaire-priseur ou la commissaire-priseuse fait preuve de méthode et de rigueur. Tout doit être parfaitement inventorié, décrit et estimé.
Où peut-on exercer le métier de commissaire-priseur ?
Deux types d’entreprises cohabitent : les cabinets de commissaires-priseurs judiciaires et les salles des ventes volontaires pour les autres dont les commissaires-priseurs peuvent être salariés.
À noter : la crise sanitaire a donné un coup d’accélérateur aux ventes « en live » sur internet qui permettent de toucher des acheteurs dans le monde entier.
Quel est le salaire d’un commissaire-priseur ?
Un commissaire-priseur de ventes volontaires débutant, salarié d’une maison de vente, commence entre 3 000 et 4 000 € mensuels.
Les commissaires-priseurs judiciaires sont payés sous forme d’honoraires, au pourcentage des ventes effectuées. Ce pourcentage, régulé en judiciaire, est librement fixé en ventes volontaires. De manière générale, c’est une profession qui paie très bien dès lors que l’on fait suffisamment de ventes.
Chiffres clés du métier de commissaire-priseur
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C'est fait pour moi si...
- J'ai le sens de l'esthétique
- J'aime les relations humaines
- Je sais convaincre
- Je suis curieux de tout
- Je veux travailler dans le milieu artistique