
Sur un marché de l'enseignement supérieur privé très concurrentiel et qui aiguise l'intérêt des fonds, difficile pour une école de commerce de taille modeste de rester indépendante. Preuve en est, une nouvelle fois, avec le rachat du groupe EDC par l'espagnol Grupo Planeta, via sa filiale Editis. La vente concerne les trois établissements du groupe, selon les informations recueillies par EducPros : l'école de commerce post-bac EDC Paris Business School, SMS (Sports management school) et Sup de Luxe.
100.000 étudiants dans le monde
Pour une fois, l'acheteur n'est pas un fonds d'investissement, mais un acteur industriel. Grupo Planeta est un géant de l'édition. Sa filiale française, Editis, détient une vingtaine d'entités, dont Bordas, XO ou encore First.
Quant à la division enseignement supérieur du groupe familial, elle possède notamment en Espagne l'EAE Business school et mise sur l'enseignement online, en détenant, entre autres, 70 % de l'université en ligne VIU (université internationale de Valence). Au total, ce sont 100.000 étudiants à travers le monde qui sont inscrits ou qui utilisent les services du groupe en matière d'éducation.
En France, propriétaire de l'ESLSCA
En rachetant l'EDC, Grupo Planeta enrichit son catalogue français. Il est en effet déjà propriétaire du groupe ESLSCA (ESLSCA Business school, Ifam business school, l'École de guerre économique) depuis octobre 2016.
À l'instar de nombreuses écoles de sa catégorie, ces dix dernières années, l'EDC BS, réputée en matière de création d'entreprise, a gagné ses galons sur le plan académique. Autorisée, en 2009, à conférer le grade de master, admise à la CGE (Conférence des grandes écoles) en 2010, l'école de commerce postbac présidée par Alain-Dominique Perrin a décroché, en octobre 2016, sa première accréditation avec Epas. Et s'intéresse désormais de près à l'AACSB.